Publié au Journal officiel de ce 12 février 2026, un nouvel arrêté apporte les dernières retouches au mode de sélection des infirmières puéricultrices. Si le virage avait été amorcé en septembre 2025, le nouveau texte de ce jour verrouille juridiquement le passage du concours classique à une sélection sur dossier. Il met aussi une nouvelle obligation à la charge des écoles.
L’évolution des textes réglementaires peut parfois ressembler à une bataille sémantique, mais pour les futurs étudiants de la spécialité, elle traduit une transformation profonde de l’accès au métier.
Un processus en deux temps : De la rupture à la consolidation
Pour comprendre l’arrêté paru ce 12 février, il faut remonter au 5 septembre 2025. À cette date, un premier texte posait les jalons d’une réforme attendue : la fin des épreuves écrites de type QCM et tests psychotechniques, jugées obsolètes pour des professionnels déjà diplômés (IDE ou sages-femmes).
Cependant, le texte de septembre laissait subsister des zones d’ombre et des termes contradictoires dans le décret historique de 1990. L’arrêté de ce jour est donc une mise en conformité technique indispensable.
En particulier, il procède à un nettoyage systématique du texte de 1990. Partout où figurait encore l’expression « épreuves du concours », elle est remplacée par le terme « sélection ». Ce changement sémantique protège les écoles contre d’éventuels recours juridiques de candidats qui pourraient exiger des épreuves écrites là où elles n’existent plus.
Par ailleurs, il confirme la structure définitive de l’admission :
- Admissibilité sur dossier : Une analyse fine du parcours, de l’expérience professionnelle et des projets du candidat.
- Entretien d’admission : Un échange oral centré sur la motivation et la posture professionnelle.
Cependant, il apporte à son tour deux nouveautés qui ne figuraient pas dans l’arrêté de septembre dernier :
Deux nouveautés
Une obligation de transparence renforcée
C’est la grande nouveauté de ce texte par rapport à celui de septembre 2025 : les écoles ont désormais l’obligation légale d’informer les candidats, dès le dépôt du dossier, sur :
- Le nombre exact de places offertes.
- La date limite de communication des résultats.
De la notion de « droits » à celle de « frais »
En modifiant l’article 39, le ministère transforme les « droits d’inscription au concours » en « frais ». Cette subtilité administrative permet aux organismes gestionnaires d’ajuster les tarifs liés à l’examen des dossiers et à l’organisation des oraux, sans être bloqués par la fiscalité rigide des anciens droits de concours nationaux.
Sélection 2026
Pour les écoles, le nouveau texte de ce jour est la pièce manquante du puzzle qui leur permet d’ouvrir sereinement les sessions de recrutement pour la rentrée prochaine.
La sélection 2026 est donc désormais officiellement lancée sur ces bases. Votre dossier (CV, lettre de motivation et analyse de situation professionnelle) devient la pièce maîtresse de votre réussite.







