L’arrêté du 24 février 2026, publié ce jour au Journal Officiel, vient de fixer les montants unitaires des aides couplées végétales pour la campagne 2025. En comparant ces chiffres à ceux de la campagne 2024 (arrêté du 6 février 2025), on observe des ajustements stratégiques majeurs, notamment une hausse spectaculaire pour la filière féculière et une légère érosion pour le riz.
Analyse Comparative des Montants (2024 vs 2025)
| Culture / Filière | Campagne 2024 (€/ha) | Campagne 2025 (€/ha) | Évolution |
| Pommes de terre féculières | 92,16 | 172,80 | + 87,5 % |
| Chanvre | 59,00 | 67,00 | + 13,6 % |
| Blé dur | 59,50 | 60,76 | + 2,1 % |
| Houblon | 434,00 | 440,00 | + 1,4 % |
| Légumineuses (Graines/Semences) | 122,00 | 122,00 | Stable |
| Légumineuses (Montagne) | 148,61 | 148,43 | – 0,1 % |
| Riz | 132,65 | 120,00 | – 9,5 % |
Les points clés à retenir
1. Le bond historique de la pomme de terre féculière
C’est le changement le plus notable de cette campagne. Avec une revalorisation de près de 80 € par hectare, le soutien à la filière féculière double presque. Cette décision traduit probablement une volonté de sécuriser l’approvisionnement des usines de transformation dans un contexte de pression sur les surfaces.
2. Le riz en net recul
À l’inverse, la filière rizicole voit son aide chuter de près de 10 %, passant de 132,65 € à 120,00 € par hectare. Ce montant plancher pourrait peser sur la rentabilité des exploitations de Camargue si les rendements ou les cours ne compensent pas cette baisse du soutien public.
3. Stabilité pour les légumineuses et le chanvre
- Protéines végétales : Les aides aux légumineuses restent globalement stables, confirmant le maintien de la stratégie souveraineté protéique sans toutefois renforcer l’incitation financière par rapport à l’an dernier.
- Chanvre : On note une progression intéressante (+8 €/ha), soulignant l’intérêt croissant pour cette culture aux débouchés multiples (BTP, textile, alimentaire).
4. Absences notables dans le nouvel arrêté
L’arrêté du 24 février 2026 ne mentionne pas, pour l’instant, les montants relatifs aux prunes d’Ente et aux tomates destinées à la transformation, qui figuraient pourtant dans l’arrêté de l’année précédente (Article 3). Les producteurs de ces filières devront rester vigilants quant à la parution éventuelle d’un texte complémentaire.







