La rémunération minimale des journalistes connaît des ajustements significatifs en cette fin d’année 2025. Deux arrêtés publiés fin décembre viennent acter l’extension d’un accord de branche pour la presse magazine et la revalorisation du salaire minimum des journalistes auteurs d’images fixes (photographes).
Presse magazine : extension des nouvelles grilles salariales
L’arrêté du 11 décembre 2025, publié au Journal Officiel du 20 décembre, rend obligatoires les stipulations de l’accord du 15 septembre 2025 pour l’ensemble des employeurs de la presse magazine. Cette « extension » signifie que même les entreprises non signataires de l’accord initial doivent maintenant appliquer ces nouveaux barèmes de salaires minima garantis.
Ce qui change pour les salaires mensuels
L’accord, entré en vigueur rétroactivement au 1er septembre 2025, maintient la distinction historique entre la presse hebdomadaire et la presse périodique. Les revalorisations ont été ciblées pour soutenir prioritairement les bas salaires :
- Mise en conformité avec le SMIC : Les coefficients qui se situaient en dessous du salaire minimum légal bénéficient d’un coup de pouce important. Les stagiaires (1er au 24e mois, coeff. 97) voient leur minimum augmenter de 2 %, tandis que les autres fonctions allant jusqu’au coefficient 112 progressent de 3 %.
- Revalorisation générale : Pour le reste de la grille, une augmentation de 1 % est appliquée jusqu’au coefficient 140 pour la presse périodique et jusqu’au coefficient 174 pour la presse hebdomadaire.
Compte tenu de ces revalorisations, les nouvelles grilles de salaires s’établissent désormais comme suit :
Barème minimum journalistes SEPM presse périodique en 2025

■ Rappels concernant les catégories A et B
La catégorie A comprend les périodiques traitant indifféremment de tous sujets d’actualité, de grande information et de politique et visant l’ensemble du grand public.
Tandis que la catégorie B comprend les périodiques s’adressant également au grand public mais ayant une spécialisation rédactionnelle dominante et permanente (exemples non limitatifs et sauf exception : les sportifs, littéraires, artistiques, de spectacles, de radio, de mode, d’enfants et agricoles), ainsi que les périodiques et revues spécialisés (il s’agit de l’ancienne catégorie C) s’adressant à un public moins étendu et particulièrement à des techniciens (exemples non limitatifs et sauf exception : les périodiques juridiques, médicaux, scientifiques, pédagogiques, culturels, administratifs, techniques et professionnels).
Barème minimum journalistes SEPM presse hebdomadaire en 2025

- Catégorie 1 : plus de 100 000 exemplaires.
- Catégorie 2 : moins de 100 000 exemplaires.
Revalorisation du feuillet de pige dans la presse magazine
Les journalistes rémunérés à la pige dans le secteur de la presse magazine bénéficie d’une augmentation de 3 % du tarif du feuillet. Le nouveau de pige minimum applicable à partir du 1er septembre 2025 s’établit donc comme suit :

Photographes pigistes : un nouveau montant minimal
Parallèlement, l’arrêté du 19 décembre 2025 paru au J.O. du 28 modifie le tarif plancher pour les journalistes professionnels auteurs d’images fixes. Ce texte révise l’arrêté de mai 2017 qui fixe le cadre de rémunération pour les photographes tirant le principal de leurs revenus de l’image fixe et collaborant de manière occasionnelle à un titre de presse.
Le passage à 73,88 euros
Conformément aux dispositions du Code de la propriété intellectuelle (Art. D. 132-29), le salaire minimum pour une pige photo — calculé sur la base d’un temps d’exécution estimé à 5 heures — est réévalué.
Le montant minimal passe de 73,02 € à 73,88 €.
⚠ Attention : le montant du salaire minimum pour une pige ne peut toutefois être inférieur à la moyenne des salaires minimum applicables aux journalistes professionnels auteurs d’images fixes en CDI dans les différents accords collectifs applicables dans les différentes formes de presse écrite pour cinq heures de travail.







