Le paysage de la conchyliculture française (huîtres, moules, coquillages) connaît un ajustement technique et politique important. Si le nombre de comités régionaux reste fixé à huit, le nouvel arrêté du 25 février 2026 (J.O. du 10 mars) modifie substantiellement la représentativité des professionnels et le découpage des circonscriptions électorales.
1. Une redistribution du poids politique (Nombre de membres)
Le changement le plus spectaculaire concerne le nombre de membres siégeant aux conseils des CRC. Ces chiffres reflètent souvent l’évolution du nombre d’exploitations actives sur chaque territoire.
| Comité Régional | Anciens membres (2012) | Nouveaux membres (2026) | Évolution |
| Normandie-Hauts-de-France | 39 | 24 | 📉 -15 |
| Charente-Maritime | 59 | 45 | 📉 -14 |
| Bretagne-Nord | 38 | 40 | 📈 +2 |
| Bretagne-Sud | 37 | 38 | 📈 +1 |
La Normandie et la Charente-Maritime voient leur nombre d’élus fondre de manière significative, tandis que la Bretagne renforce légèrement son poids dans les instances de décision.
2. Refonte des circonscriptions électorales
L’Annexe II, qui définit les zones de vote pour les professionnels, a été intégralement réécrite. L’objectif semble être une simplification administrative et un regroupement de certains secteurs.
Les fusions notables :
- En Normandie : Les secteurs de Pirou et Blainville-sur-mer sont désormais regroupés avec Gouville-sur-mer au sein d’une circonscription élargie.
- En Bretagne-Sud : Création de la circonscription « Pays Bigouden, Fouesnantais et Aven » (regroupant d’anciens secteurs distincts). Le secteur de Larmor Baden s’élargit pour devenir « Larmor Baden-Golfe nord ».
- En Charente-Maritime : On observe une simplification radicale. Les multiples subdivisions de « La Rochelle » et les mentions redondantes du bassin de « Marennes-Oléron » sont nettoyées pour plus de clarté.
- En Méditerranée : Le secteur de Toulon est officiellement renommé La Seyne-sur-Mer, et la circonscription corse est désormais identifiée par la commune d’Aléria.
Les disparitions de secteurs :
Certaines zones ont été absorbées ou renommées pour mieux correspondre à la réalité des bassins de production actuels. Par exemple, au sein du CRC Arcachon-Aquitaine, les secteurs d’Andernos, Arès, Cap-Ferret, Lanton et Audenge disparaissent de la liste au profit d’un grand ensemble nommé « Nord Bassin ».
3. Ce qui ne change pas
A part ces ajustements, les piliers de l’organisation conchylicole restent stables :
- Le nombre de comités (8).
- Les sièges sociaux (ex: Marennes reste le siège de la Charente-Maritime, Auray celui de la Bretagne-Sud).
- Le mode de désignation : La priorité reste la nomination par les organisations représentatives, l’élection n’intervenant qu’en cas de désaccord.







