Diplôme d’État de docteur en maïeutique : tout savoir sur le nouveau 3ème cycle.

Le Journal Officiel a publié ce jour, 20 février 2026, un arrêté modifiant le régime des études en vue du diplôme d’État de docteur en maïeutique. Entre clarification du cursus, encadrement du troisième cycle et renforcement de l’ancrage universitaire, voici les points clés à retenir pour les futurs étudiants et les professionnels de santé.

La profession de sage-femme poursuit sa mutation vers un statut médical de plein exercice. Cet arrêté vient affiner les modalités de formation instaurées en 2024, en apportant des précisions cruciales sur la structure des cycles et les modalités d’évaluation.

1. Un troisième cycle désormais quantifié

L’évolution la plus notable concerne le troisième cycle. Si l’on savait qu’il était sanctionné par le diplôme d’État après la soutenance d’une thèse d’exercice, le texte confirme désormais sa durée :

  • Le 3ème cycle comprend officiellement deux semestres de formation.
  • Il permet l’obtention de 60 crédits ECTS.

Cette précision aligne davantage le cursus maïeutique sur le modèle des autres professions médicales (médecine, odontologie, pharmacie).

2. Inscriptions et limitation de la durée des études

Le texte introduit une obligation administrative claire : les étudiants doivent prendre une inscription au début de chaque année universitaire.

Concernant le deuxième cycle (grade Master), des garde-fous sont posés pour limiter la durée du parcours :

  • Un maximum de 5 inscriptions est autorisé pour l’ensemble du deuxième cycle.
  • Une même année de ce cycle ne peut être redoublée plus de deux fois (soit 3 inscriptions maximum pour une seule année), sauf dérogation exceptionnelle du président de l’université.

3. Évolution de la pédagogie et place du patient

L’arrêté modifie la manière dont les enseignements sont dispensés et nommés :

  • Simplification des termes : Les mentions d’enseignements « méthodologiques » et « appliqués » disparaissent de l’article 8 pour une lecture plus fluide de la formation (théorie, pratique et clinique).
  • Le patient comme partenaire : Le texte franchit une étape dans la « démocratie en santé ». La participation des patients à la formation ne doit plus seulement être « favorisée », elle est désormais cadrée : les patients peuvent intervenir en binôme avec un personnel enseignant.

4. Internationalisation des parcours

Les stages à l’étranger sont facilités et mieux intégrés au cursus :

  • La mention restrictive de réalisation des stages « dans le cadre d’un programme d’échange » est supprimée.
  • Les périodes d’études à l’étranger sont désormais évaluées par l’établissement d’accueil et donnent lieu à l’attribution de crédits ECTS après validation par la structure de formation d’origine.

5. Validation des diplômes (DFGSM et DFASM)

Le texte durcit et précise les conditions d’obtention des diplômes intermédiaires :

  • Pour le premier cycle (DFGSM) : La validation ne repose plus seulement sur les unités d’enseignement globales, mais doit obligatoirement inclure le socle fondamental, le parcours personnalisé et les unités associées aux domaines de compétences.
  • Pour le deuxième cycle (DFASM) : L’obtention du diplôme est désormais explicitement liée à la validation des domaines de compétences et du parcours personnalisé. À noter que le projet de thèse doit désormais être soumis avant la fin du deuxième cycle.

En résumé : Ce qui va changer à la rentrée 2026/2027

ThématiqueChangement majeur
3ème cycleCréation d’une année de formation (60 ECTS) + Thèse.
StagesÉvaluation simplifiée et valorisation des crédits ECTS à l’étranger.
ParcoursLimitation stricte du nombre de redoublements en 2ème cycle.
EnseignementOfficialisation des binômes enseignants/patients.

Texte officiel :