Un avenant portant revalorisation de la grille des salaires de la Convention collective nationale des activités industrielles de boulangerie et pâtisserie et des professionnels de l’oeuf (IDCC 3255) vient d’être signé par les partenaires sociaux. Il entre en vigueur à compter du 1er mars 2026.
📄 Nouvelle grille des salaires minima dans la nouvelle classification
À compter du 1er mars 2026 la grille des salaires minima conventionnels mensuels bruts applicables, pour un travail effectif correspondant à la durée conventionnelle du travail en vigueur au jour de la signature, soit 151,67 heures par mois ou 218 jours par an, s’établit comme suit pour les différents niveaux et échelons :
| Catégories | Niveau | Échelon | Salaires minima conventionnels bruts mensuels |
|---|---|---|---|
| O/E | A | 1 | 1 826,03 € |
| 2(*) | 1 835,74 € | ||
| B | 1 | 1 846,55 € | |
| 2 | 1 861,32 € | ||
| C | 1 | 1 877,42 € | |
| 2 | 1 894,32 € | ||
| 3 | 1 915,16 € | ||
| D | 1 | 1 940,35 € | |
| 2 | 1 955,88 € | ||
| 3 | 1 977,39 € | ||
| E | 1 | 2 012,29 € | |
| 2 | 2 044,48 € | ||
| 3 | 2 098,66 € | ||
| TAM | F | 1 | 2 227,46 € |
| 2 | 2 248,61 € | ||
| 3 | 2 280,10 € | ||
| G | 1 | 2 326,72 € | |
| 2 | 2 369,76 € | ||
| 3 | 2 440,85 € | ||
| H | 1 | 2 574,03 € | |
| 2 | 2 640,95 € | ||
| 3 | 2 750,55 € | ||
| I | 2 925,42 € | ||
| Cadre | J | 1 | 3 107,05 € |
| 2 | 3 212,69 € | ||
| 3 | 3 318,70 € | ||
| K | 1 | 3 502,38 € | |
| 2 | 3 691,50 € | ||
| 3 | 3 879,77 € | ||
| L | 1 | 4 067,16 € | |
| 2 | 4 327,46 € | ||
| 3 | 4 632,55 € | ||
| M | 5 222,43 € | ||
(*) Il est rappelé que les salariés embauchés au niveau A échelon 1 de la catégorie OE passent automatiquement au niveau A échelon 2 de la même catégorie au plus tard au sixième mois de présence effective dans l’entreprise.
Composition du salaire minimum
Par ailleurs, il est rappelé que le salaire minima conventionnel brut mensuel, calculé sur une base de 151,67 heures par mois ou 218 jours par an, résultant de la classification, comporte tous les éléments de rémunération, quelles que soient leur qualification et leur périodicité, à l’exception :
– des majorations diverses prévues par la loi ou la convention collective en raison de circonstances particulières (heures supplémentaires, heures travaillées un jour férié, un dimanche ou de nuit…) ;
– des sommes qui constituent un remboursement de frais et ne supportent pas de ce fait les cotisations des régimes sociaux ;
– des sommes issues des accords de participation et d’intéressement qui n’ont pas le caractère de salaire.
« A travail égal, salaire égal »
Enfin, il est également rappelé que les employeurs sont tenus d’assurer, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes.
Les grilles de salaires minima conventionnels bruts fixés ci-dessus sont conformes à ce principe et ne peut conduire à des différences de traitement entre les femmes et les hommes.
De même, outre le respect des salaires minima conventionnels, chaque employeur doit respecter les principes légaux et jurisprudentiels en application de la règle « à travail égal, salaire égal ».
En conséquence, les employeurs doivent s’attacher à vérifier qu’il n’existe pas d’écarts de rémunération non justifiés entre les femmes et les hommes.
Si tel n’est pas le cas, ils doivent mettre en œuvre toutes les mesures utiles pour remédier à ces disparités salariales.







