Pêche en Méditerranée : voici les quotas 2026 pour le thon germon et l’espadon

Le Journal Officiel de ce samedi 7 février 2026 précise les règles du jeu pour la saison de pêche en Méditerranée. Deux arrêtés ministériels officialisent la répartition des quotas de capture pour deux espèces emblématiques : le thon germon et l’espadon.

Ces textes visent à encadrer strictement l’effort de pêche français afin de garantir la pérennité des stocks, conformément aux exigences européennes et internationales.

1. Thon Germon : Un quota restreint et ciblé

Pour 2026, la France dispose d’une enveloppe globale de 14,4 tonnes pour le thon germon (Thunnus alalunga). La répartition privilégie les professionnels détenteurs d’une autorisation spécifique.

La répartition du quota

  • Navires avec AEP (Autorisation Européenne de Pêche) : Ils captent la majeure partie du quota avec 13 tonnes. Les prélèvements sont limités à 90 poissons par marée (max 1 000 kg).
  • Navires sans AEP : Une part de 1,40 tonne leur est réservée, avec des limites strictes par navire (1 thon par jour, 5 thons par an, max 55 kg par an).

Une gestion sous surveillance

L’arrêté prévoit un mécanisme de fermeture automatique : dès que 80 % du quota est atteint, la pêche peut être suspendue. Ce seuil peut toutefois être porté à 90 % si le suivi des données par les organisations de producteurs (OP) est jugé exemplaire.

2. Espadon : 109 tonnes à partager

L’enveloppe pour l’espadon de Méditerranée (Xiphias gladius) est nettement plus conséquente, s’élevant à 109 tonnes pour l’année 2026. Ici, la répartition repose sur les « antériorités » (historiques de pêche de 2012 à 2015).

Répartition par organisations et régions

Le quota est ventilé comme suit, entre les organisations de producteurs et les navires hors OP, avec une place importante accordée aux quartiers maritimes corses.

Dispositions communes : Flexibilité et Sanctions

Les deux arrêtés introduisent des mécanismes similaires pour optimiser la gestion des stocks :

  • Transferts de quotas : Les échanges entre navires ou organisations sont possibles, mais soumis à l’approbation préalable du ministre chargé des pêches maritimes.
  • Échanges internationaux : La France se réserve le droit d’échanger des quotas avec d’autres États membres de l’UE.
  • Principe de compensation : En cas de dépassement des limites fixées pour 2026, les volumes excédentaires seront déduits des quotas des années suivantes.
  • Sanctions : Le non-respect des limites de capture, de débarquement ou de transbordement sera sanctionné selon les dispositions du code rural et de la pêche maritime.

Entrée en vigueur

Ces mesures sont applicables dès le 8 février 2026.

Textes officiels :