Diplôme kiné : nouvelles règles de dispense de scolarité

Le Journal Officiel de ce jeudi 9 avril 2026 publie un nouvel arrêté qui vient modifier les modalités d’accès au Diplôme d’État (DE) de masseur-kinésithérapeute. Ce texte, daté du 7 avril, apporte une flexibilité pour certains profils de diplômés européens et internationaux souhaitant intégrer les instituts de formation (IFMK) en France.

Une ouverture pour les diplômes européens « partiels »

La principale nouveauté réside dans la modification de l’article 27 de l’arrêté de 2015. Jusqu’à présent, les dispenses partielles de scolarité concernaient quasi exclusivement les diplômes obtenus hors Union européenne (les « hors UE »).

Désormais, une nouvelle catégorie de candidats est officiellement reconnue pour bénéficier de ces dispenses :

  • Les titulaires d’un diplôme de masseur-kinésithérapeute ou autre titre ou certificat dans les différents champs d’exercice de la kinésithérapie délivré dans un Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’Espace économique européen ne permettant pas l’exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute dans l’Etat de délivrance du diplôme.

Cela vise notamment les diplômes spécialisés dans des champs spécifiques (musculo-squelettique, cardiorespiratoire, etc.) qui nécessitaient auparavant un parcours complet ou des équivalences complexes.

Comparatif de la réforme

Ancienne version (2015)Nouvelle version (2026)
Réservé aux diplômes obtenus hors UE/EEE,
Andorre et Suisse.
Inclus désormais les diplômes UE/EEE ne permettant pas l’exercice immédiat dans le pays émetteur.
Sélection par épreuves pour dispense partielle.Maintien des épreuves de sélection, mais élargissement du public cible.

Une mesure transitoire pour répondre aux besoins de santé

L’arrêté précise que ces nouvelles dispositions ne sont pas définitives. Elles s’appliquent spécifiquement aux procédures d’admission organisées pour les années :

  • 2026
  • 2027
  • 2028

Note importante : L’admission reste conditionnée à la réussite des épreuves de sélection propres à chaque institut. La dispense de scolarité n’est donc pas automatique mais « partielle », permettant d’alléger le cursus pour des professionnels ayant déjà des bases solides dans certains domaines de la kinésithérapie.

Pourquoi ce changement ?

Cette modification réglementaire a pour but de répondre à une volonté de fluidifier les parcours de formation et de faciliter l’intégration de professionnels formés en Europe dont les diplômes ne cochaient pas toutes les cases de la directive « reconnaissance des qualifications professionnelles ».

En ouvrant cette voie pour les trois prochaines années, le gouvernement semble tester un levier pour renforcer les effectifs en formation et, à terme, sur le terrain.

Texte officiel :

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