Par un arrêté du ministère du travail paru au Journal Officiel du 4 avril 2026, l’extension de l’avenant du 11 décembre 2025 devient officielle. Ce texte marque un tournant dans la gestion des ressources humaines pour la branche des cabinets dentaires libéraux (CCN 1619) en actant une mesure forte : la suppression définitive de la prime de secrétariat.
Une simplification de la structure salariale
Jusqu’ici régie par l’article 3.16 de la Convention Collective Nationale, la prime de secrétariat, égale à 10 % du salaire conventionnel de l’emploi d’assistant(e) dentaire qualifié(e), disparaît du paysage conventionnel. Cette décision des partenaires sociaux n’est pas un retrait isolé, mais le résultat d’une stratégie de modernisation globale.
L’objectif est de mettre en adéquation la rémunération avec les nouvelles réalités du métier. Les missions administratives, autrefois perçues comme une spécificité donnant lieu à un bonus, sont désormais considérées comme des compétences intégrées aux nouveaux référentiels de postes.
Salariés et employeurs concernés
Le champ d’application de cet accord est celui de la convention collective qu’il modifie. Il doit donc être respecté – sur le territoire national et les départements d’outre-mer -, par les praticiens qui exercent l’art dentaire conformément au code de la santé publique, seuls ou en association en cabinets dentaires dont l’activité est notamment identifiée par le numéro 851E de la nomenclature d’activité française (NAF).
Pourquoi ce choix aujourd’hui ?
Les partenaires sociaux justifient cette suppression par plusieurs facteurs clés :
- Refonte de la classification : L’évolution de l’Annexe I relative à la classification des emplois (refondue par l’avenant du 10 juillet 2025) intègre désormais les tâches de secrétariat directement dans les définitions de fonctions.
- Négociations salariales : La disparition de cette prime a été négociée en contrepartie d’une révision des grilles de salaires minima (voir ICI), visant à rendre la rémunération de base plus lisible et plus juste.
- Clarté administrative : Pour les employeurs, majoritairement à la tête de TPE (moins de 50 salariés), cette mesure simplifie l’établissement des bulletins de paie.
Un engagement pour l’égalité professionnelle
Le texte souligne que cette modification a été étudiée sous le prisme de l’égalité entre les femmes et les hommes. La branche étant très largement féminisée, les signataires ont veillé à ce que la suppression de cette prime ne lèse pas les salariées. Au contraire, l’idée est de valoriser l’ensemble des compétences (techniques et administratives) au sein d’un salaire de base unique, garantissant une meilleure reconnaissance de la polyvalence des postes.
Ce qu’il faut retenir
- Application : La mesure est désormais obligatoire pour tous les employeurs de la branche (cabinets dentaires libéraux), suite à son extension par le ministère.
- Impact contractuel : Les fonctions de secrétariat ne font plus l’objet d’une prime distincte. Elles sont désormais rétribuées via le salaire de base correspondant au coefficient de classification du salarié.
- Conformité : Les employeurs doivent s’assurer que leurs contrats et pratiques salariales sont à jour avec cette nouvelle donne conventionnelle.
Cette réforme signe la fin d’un système de primes « à la découpe » pour privilégier une rémunération globale, plus en phase avec l’évolution des métiers de l’assistance dentaire.







