Animaleries : deux nouvelles amendes !

Le Journal Officiel publie aujourd’hui 5 août 2026 le décret n° 2026-729 du 1er août, qui instituent des amendes en cas d’infraction aux interdictions de vente de chiens et de chats en animalerie, ou en cas d’exposition d’animaux en vitrine.

Si la vente de chiens et de chats dans les établissements commerciaux (animaleries) est déjà formellement interdite depuis 4 ans, il manquait encore le volet répressif pour punir les contrevenants. C’est désormais chose faite.

Dès demain 5 août, les autorités vont disposer des outils nécessaires pour sanctionner les établissements qui ne respecteraient pas la législation.

Ventes de chiens et chats : une contravention de 5e classe

Désormais, le fait de céder (que ce soit à titre onéreux ou même gratuitement) un chat ou un chien au sein d’un établissement de vente commercial, est puni d’une amende prévue pour les contraventions de la 5e classe (pouvant aller jusqu’à 1.500 €, voire jusqu’à 3.000 € en cas de récidive).

L’exception solidaire maintenue

A noter que la loi autorise toujours les animaleries à présenter des chiens et des chats, à la stricte condition que cela se fasse en partenariat avec des fondations ou des associations de protection animale. Il s’agit alors de présenter des animaux issus d’abandons pour favoriser leur adoption. Cette présentation doit obligatoirement s’effectuer en présence des bénévoles de ces associations.

Exposition de tous animaux en vitrine : une contravention de 4e classe

L’autre volet de ce décret concerne l’exposition des animaux. Là encore, la présentation en animalerie d’animaux de toutes sortes visibles depuis une voie ouverte à la circulation publique (les fameuses « vitrines » attirant souvent l’attention des passants et favorisant les achats compulsifs) est formellement interdite depuis le 1er janvier 2022.

Mais alors qu’aucune sanction n’était prévue jusqu’ici en cas d’infraction à cette disposition, le décret d’aujourd’hui la classe désormais en contravention de la 4e classe, ce qui expose les contrevenants à une amende pouvant s’élever jusqu’à 750 €.

Entrée en vigueur

Ces nouvelles dispositions répressives entrent en vigueur dès demain, 5 août 2026.

L’État espère ainsi mettre un terme définitif à la marchandisation en boutique des chiots et des chatons, et encourager une adoption plus éthique et réfléchie.


Référence : Décret n° 2026-729 du 1er août 2026 [J.O. du 4 août].


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