Par un arrêté paru au J.O. du 27 juin 2026, la nouvelle grille des salaires minima applicable aux salariés qui relèvent de la convention collective nationale des détaillants en chaussures (IDCC 733), entre en vigueur ce 1er juillet 2026.
Une grille salariale revalorisée pour toutes les catégories
La revalorisation issue de l’avenant n° 108 modifie l’équilibre précédent qui avait été établi par l’avenant n° 105 du 16 décembre 2024. Le nouveau barème est calculé sur la base de la durée légale du travail, soit 151,67 heures mensuelles, et segmente la revalorisation selon trois grands collèges professionnels : les employés, les agents de maîtrise et les cadres.
- Barème des employés :
- Catégorie 1 : SMIC
- Catégorie 2 : SMIC
- Catégorie 3 : 1 869 €
- Catégorie 4 : 1 935 €
- Barème des agents de maîtrise :
- Catégorie 5 : 2 033 €
- Catégorie 6 : 2 407 €
- Barème des cadres :
- Catégorie 7 : 2 710 €
- Catégorie 8 : 3 732 €
- Catégorie 9 : 4 302 €
Calendrier d’application : Ces montants deviennent juridiquement exécutoires et impératifs à compter du 1er jour du mois civil suivant la publication de l’arrêté d’extension au Journal Officiel, soit à compter du 1er juillet 2026. Les employeurs du secteur doivent obligatoirement aligner leurs grilles de paie internes sur ces nouveaux minima.
Pas de distinction pour les TPE
Bien que la loi impose régulièrement de prévoir des stipulations spécifiques pour les structures de moins de cinquante salariés, les signataires ont d’un commun accord choisi de ne pas inclure de différenciation. La justification textuelle est pragmatique : la branche des détaillants en chaussures est intrinsèquement et majoritairement composée de Très Petites Entreprises (TPE). Introduire un traitement dérogatoire aurait vidé l’avenant d’une grande partie de sa substance et rompu l’équité concurrentielle entre les points de vente.
Égalité de traitement et de rémunération
L’avenant n° 108 profite de cette mise à jour salariale pour sanctuariser le principe fondamental « à travail égal, salaire égal ». Les entreprises se voient explicitement rappeler leurs obligations en matière de mixité et d’équité professionnelle :
- Égalité professionnelle hommes-femmes : Le texte précise que les absences pour congé maternité ne doivent en aucun cas constituer un obstacle à l’avancement, à la classification ou à l’évolution de la rémunération des salariées.
- Non-discrimination : Le respect strict de l’égalité de traitement est réaffirmé pour tous les employés, quels que soient leur origine, leur âge, leur apparence physique, leur patronyme, leur situation de famille, leurs convictions religieuses ou leurs engagements syndicaux.
Référence : Arrêté du 11 juin 2026 [J.O. du 27].
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