Viticulture : coefficients K et taux de rebêches pour 2025

Deux arrêtés ministériels publiés ce 18 août fixent le cadre technique de la récolte 2025 pour plusieurs appellations d’origine contrôlée (AOC). Ces textes précisent les coefficients de conversion des moûts (coefficient K) pour les vins doux, liquoreux et vins de paille, ainsi que les taux minimaux de rebêches applicables aux effervescents.

Évolution des coefficients K pour la récolte 2025

Le coefficient K régit le rapport d’équivalence entre le rendement en raisin et le volume de vin qui peut être revendiqué pour certaines catégories de vins spécifiques (notamment les vins de paille et les liquoreux).

Pour le millésime 2025, plusieurs ajustements notables interviennent par rapport à la récolte 2024 :

  • Jura (vins de paille) : hausse significative des coefficients pour l’Arbois et les Côtes du Jura, qui passent de 3 à 3,9, ainsi que pour L’Étoile, qui passe à 3,6. À noter que l’appellation Hermitage (mention « vin de paille ») n’apparaît plus dans la grille 2025.
  • Bordeaux (Sauternes et Barsac) : maintien du coefficient général à 3,25, mais introduction d’un taux spécifique de 2,6 en cas d’application du rendement individuel.
  • Stabilité sur les autres bassins : les coefficients restent inchangés pour les appellations liquoreuses du Sud-Ouest et du Bordelais (Sainte-Croix-du-Mont, Loupiac, Cérons à 1,625 ; Cadillac à 1,757 ; Jurançon à 1,5 ; Jurançon « vendanges tardives » et Pacherenc du Vic-Bilh à 1,65).
  • Conditions de cumul (Haut-Montravel et Saussignac) : reconduction de l’interdiction de revendiquer simultanément les appellations Côtes de Montravel ou Bergerac sur une même superficie en production.

Maintien des taux de rebêches pour les vins effervescents

Le second arrêté définit le pourcentage minimal de rebêches — les dernières pressées issues du pressurage des vins mousseux — devant être éliminées ou envoyées à la distillation pour la récolte 2025.

Les règles appliquées restent dans la continuité directe des campagnes précédentes :

  • Crémant d’Alsace : maintien du taux minimal fixé à 1 %.
  • Autres Crémants et effervescents AOP : taux fixé à 0 % pour l’ensemble des autres appellations concernées (Crémants de Bourgogne, Jura, Loire, Bordeaux, Die, Limoux, ainsi que la Blanquette de Limoux, la méthode ancestrale et le Crémant de Savoie).

Références :