Un arrêté publié au Journal Officiel de ce dimanche 18 octobre 2026 modifie les dispositions relatives à la délivrance des titres de formation professionnelle maritime pour les marins engagés dans la course au large. Ce texte ajuste le cadre de reconnaissance des compétences et de l’expérience acquises au grand large, notamment pour l’accès au brevet de capitaine 200 voile.
Un pont renforcé entre sport de haut niveau et professionnalisation
Le dispositif initial, mis en place par l’arrêté du 23 mars 2022, permet déjà aux coureurs au large de valoriser leur expérience sportive et leurs compétences techniques pour obtenir par équivalence des titres professionnels. Cependant, le nouveau texte de ce jour affine ce processus en encadrant précisément le parcours d’accès et les exigences pédagogiques.
- Une formation complémentaire ciblée de 35 heures : L’arrêté introduit une formation spécifique de 35 heures destinée à renforcer les compétences des marins issus de la course au large face aux risques spécifiques de la plaisance professionnelle avec transport de passagers.
- Des modules techniques et réglementaires : Ce cursus aborde des aspects essentiels tels que l’application du RIPAM (Règlement international pour prévenir les abordages en mer), la communication maritime standardisée (SMCP), l’utilisation du radar, les responsabilités juridiques du capitaine, ainsi que la conduite et la maintenance des moteurs thermiques.
- Un système d’évaluation rigoureux : La validation de cette formation repose sur trois épreuves distinctes : un contrôle des connaissances (QCM), une mise en situation pratique sur installation machine et la rédaction d’un rapport de mer.
Précisions sur les jurys et les examens
Le texte intègre également de nouvelles modalités d’examen (via l’annexe 3) pour les candidats aux brevets de capitaine 200 et aux cursus menant au capitaine 500.
- Un jury paritaire et qualifié : Présidé par l’inspecteur général de l’enseignement maritime (ou son représentant), le jury intègre un enseignant maritime qualifié ainsi qu’un membre désigné par la Fédération française de voile (FFVoile).
- Valorisation du dossier sportif : L’évaluation s’appuie notamment sur un dossier validé par la FFVoile attestant de trente-six mois d’expérience en qualité de coureur au large, de la performance réalisée et du niveau d’engagement et d’autonomie à bord.
Cette évolution réglementaire permet ainsi d’offrir aux coureurs des mers une passerelle sécurisée et structurée vers les métiers maritimes commerciaux, tout en garantissant un niveau de maîtrise élevé en matière de sécurité et de réglementation.
Référence : Arrêté du 12 octobre 2026 [J.O. du 18].
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